La discipline des mots, même quand tout s’envole

La richesse des événements cette semaine pourraient faire l’objet de vingt billets. Mais étrangement : les mots ne suffisent plus. Ou alors dit autrement : la vie se suffit à elle-même. Une partie de moi s’offusque : non, jamais, il faut écrire, il faut écrire car ce high bipolaire, ce moment où le cerveau va plus vite que ma pensée et a déjà construit tout ce qui détonne et qui marchera avant même que ça n’arrive, ces ingrédients semés qui germent de toutes parts, l’odeur de l’hiver sec aujourd’hui, et les messages, tous les messages et les instants d’interaction, qui s’étalent dans les temps et les intelligences humaines, il faut les inscrire. C’est une discipline de poser des mots, dans l’ennui ou l’exponentielle envolée. Ne pas y déroger, continuer à écrire.

Son [parce qu’il n’y a pas que Jane Austen dans la vie] : Thérapie TAXI, Hit Sale, in Hit Sale, 2018

Vue de Paris depuis la Tour Zamansky, à Sorbonne Université, jan. 2025