La touche française

Quand j’ai entendu le French Cancan, je me suis dit : « Et voilà, on est dans le kitsch, » et je suis retournée à la fiche d’évaluation de mon stagiaire. Et puis P. m’a dit : « En fait, ça a de la gueule. » Alors je suis arrivée juste à temps pour voir la flamme dévaler les coulisses du Châtelet, sur les airs de ma (troisième) comédie musicale préférée, celle qui m’a propulsée dès six ans dans l’Histoire française, la narration et la misère hugolienne.

Et d’un coup, les fenêtres de la Conciergerie ornées de Marie-Antoinette décapitées, les giclées de flammes et de sang en longs rubans, métallique comme la musique, et Carmen qui vogue dans tout cela sur Fluctuat nec mergitur, le gore lyrique et rouge vif, je ne m’attendais pas à ce degré d’intensité ce soir.

Aya Nakamura plaquée or qui chante Djadja accompagnée de la garde républicaine en uniforme, tant de pluie, de pluie, la porteuse de parapluie – si française – derrière Tony Estanguet – si français.

Hier je voulais aller au bord de la Seine avec M. mais tout était bloqué, la ville tranchée en deux par son cœur ; et c’est donc qu’elle se préparait à battre et à pulser sa lumière. Cet impossible spectacle, à l’échelle d’une ville, quand l’ensemble d’une capitale se transforme en art, en sensations et en messages… Du pain et des jeux, pense la cynique en moi, mais je préfère l’émotion au cynisme : la littérature à la BnF, deux Simone sur la Seine, Philippe Katerine, la scène/théâtre/musique modernes et audacieux, l’inclusivité, les belles valeurs tailladées sur l’écran, on aimerait toujours se rappeler que ce sont elles, les véritables facettes de la France, le temps d’un soir, offertes et partagées au monde.

La Conciergerie, lors de la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, Paris 2024

Au bureau, au bord d’un Finger Lake, avec des lucioles

On est quand même parti en vacances, en mode freestyle, rassemblé des affaires de camping en une soirée, tranquillement et dans une efficacité incitée par l’épuisement, la nécessité et l’envie d’être sur des routes vertes et interminables – à réfléchir à des problèmes physiques – en écoutant Bashung.

Le plaisir idyllique de chatter avec un collègue et de dessiner des courbes sur une feuille quadrillée au bord d’un lac, pendant que le soleil s’enfonce derrière une montagne. La petite brise qui fait bouger ma robe, je redescends les manches du chemisier en lin qui m’habille, et quand le monde s’obscurcit, les lucioles pulsent.

P. dit : « Si on mettait des antennes, on pourrait peut-être les détecter comme des transitoires. » Il rentre se coucher avec les enfants dans la tente. Je continue à tracer des figures.

Un peu plus tôt, un vieux d’une caravane est venu me faire la leçon : « Vous êtes sur votre téléphone alors que le soleil rougit sur le lac, profitez de vos enfants, tout ça passe en un clin d’oeil. » [Puis je ne sais quels compliments sur ma robe et mon allure – bref.]

Eh bien, si vous saviez comme je profite exactement de la vie, du coucher du soleil, des lucioles (de mes enfants probablement pas, mais j’ai fait la paix avec ça, et je crois qu’eux aussi), des nuages d’étoiles dans le ciel – lorsque comme maintenant, je fais dans ce cadre ce qui me plaît : de la physique et de la prose. Chacun sa façon de s’approprier le monde, le parfum de l’air et la déclinaison des couleurs. Voici la mienne ; et je ne la changerai pas, merci bien.

Son : Alain Bashung, Tant de nuits, in Bleu Pétrole, 2007. Un des albums tardifs de Bashung, mes préférés, surprenant et puissant.

Carte des Finger Lakes, extrait de la carte de l’État de New York, Black’s Atlas, Ed. 1867

Saint-Saëns au CSO

Au cœur de cette joyeuse effervescence scientifique, j’avais besoin de mon shot culturel de haute volée. Alors, la veille de mon départ pour une grande conférence à Chicago, quand je vois qu’ils jouent le Concerto pour piano « Egyptien » de Saint-Saëns au CSO*, je ne me pose pas de questions. Je m’échappe de la réception d’ouverture et m’installe au premier rang d’un balcon – avec le délectable frisson de briser tous les codes socio-professionnels.

Je n’aime pas les manières de Thibaudet, sa dégaine, son costume et ses chaussures à paillettes… mais sa musique et sa technique… J’ai Aldo Ciccolini en tête pour ce concerto depuis l’adolescence, mais [est-ce parce qu’il a été son élève ?] je retrouve ce soir des couleurs de son interprétation. Il suffit de fermer les yeux sur la posture un peu bling bling et le romantisme coloré mais retenu coule, rouge, tendre, puissant.

Pendant une demie heure, j’ai la main sur les lèvres, et je pleure, je pleure, pour chaque note, chaque instrument qui entre dans la lumière, pour chaque cascade de piano et les vents, en caresses et en bouleversements.

* Beau programme français au CSO : découverte de Lili Boulanger (sœur de Nadia) avec D’un matin de printemps, délicat et merveilleux ; après l’entracte : Iberia de Debussy, puis enfin le Boléro de Ravel qui en live reprend sa noblesse, avec Jean-Yves Thibaudet au piano, et le CSO sous la direction de Stéphane Denève.

Son : Camille Saint-Saëns, Concerto pour piano No. 5, « L’Egyptien », interprété par Aldo Ciccolini et l’Orchestre de Paris, dirigé par Sergio Baudo. Il faut écouter les trois mouvements, qui sont chacun des perles. Dans ce premier mouvement, vers la minute 8:18, ne me dites pas que quelque chose ne picote pas en vous.

David Roberts, Egypt, 1868.

Un brin baroque certainement

Ce soir, ciel menaçant gris teinté de roses – et vent, comme s’il tournait. L’air plein d’humus et de sève, d’odeur rance des maisons américaines, et la pluie à venir. Je m’échappe dans mon bar aux lampes Tiffany pour siroter un cocktail pendant que je fais tourner des codes Python qui grimpent dans l’ionosphère à la recherche de la frappe qui marquera le sol d’un anneau Cherenkov. Ces derniers jours, enfin au cœur des actions, à la recherche du bruit galactique, à construire une banque de simulations, à écrire des équations ! Et cette ligne tant attendue dans mon courrier ce matin : « un brin baroque certainement, trop précieux par endroits mais efficace et surprenant : bravo ! » Les éditeurs parlent une langue qui leur est propre.

Son : John Harle, RANT!, interprété par la BBC Concert Orchestra et surtout Jess Gillam, flamboyante, au sax soprano, pour un shot de pêche et de joie teinté de folklore Cumbrian.

Entre chien et loup en Pennsylvanie, et la poubelle des voisins. Juin 2024

Magnifique Hilary

Quand je retrouve le concerto pour violon de Sibelius au détour d’un entretien sur France Musique avec Hilary Hahn, c’est une triple sensation de retour dans des bras chers, un embrassement qui va à l’embrasement. J’aime dans Hilary Hahn cette intelligence fougueuse et gracieuse. On la sent terriblement cérébrale, mais avec cette amplitude culturelle et une sensibilité parfaitement dosée. Avec elle, on peut se laisser emmener dans des tréfonds musicaux et ré-émerger nourrie, pleine d’allant, mais les pieds sur terre. C’est ça bien sûr qu’il faut viser dans la vie – ces dernières semaines, je me suis perdue dans les petitesses et les insécurités, il faut pourtant toujours être dans l’aventure et la grande humanité, retrouver quelque part la certitude et l’éternelle motion.

Son : Jean Sibelius, Concerto pour violon, Op. 47 : III. Allegro, ma non tanto, interprété par Hilary Hahn et le Swedish Radio Symphony Orchestra, dirigé par Dieu, pardon, Esa-Pekka Salonen. Et j’adore le commentaire si nature de Hilary Hahn sur ce mouvement « C’est fun, c’est si rock. »

Hilary Hahn interprétant Sibelius, au CSO, 2019

Le rivage de Zelda ou La légende des Syrtes

The Legend of Zelda, sur NES, 1986 (!). Évidemment, il fallait penser à brûler les buissons…

Dans mes pérégrinations musicales aléatoires, je tombe sur la B.O. de La légende de Zelda [ne me demandez pas d’où je suis partie pour que ce titre me soit proposé]. C’est amusant, la madeleine que représente cette mélodie simple, composée pour l’horrible son électronique de la NES. Tout de suite, on se retrouve projeté dans ce monde de quête, entre les buissons magiques et les murs de châteaux. À l’époque, les pixels étaient rares et pourtant, l’imagination de chacun terminait l’Univers. Finalement, c’était un peu comme un iceberg.

J’écoute donc l’ensemble de l’album alors que je travaille des bricoles chiantes de mon livre : les concordances de temps, les répétitions*. J’ouvre Le Rivage des Syrtes pour vérifier une citation, et la plongée dans ces pages avec la bande son dans les oreilles me perturbe au plus haut point.

C’est certainement un peu trop héroïque au goût de Gracq, mais il y a probablement des lignées similaires. Deux créations si lointaines sorties du chaudron commun d’une civilisation en quête de fantaisie. Le médiéval et la magie se retrouvant propulsée sur l’avant-scène par les romantiques, dont Wagner au premier rang. De là naissent le Rivage – Gracq a été profondément marqué par le compositeur dans sa jeunesse, le décrivant comme l’une de ses rencontres fondatrices. Tolkien a, je crois, nié l’influence de Wagner, mais il est difficile de ne pas repérer des points communs (une histoire d’anneau, pour commencer…). Gracq évoque Tolkien dans ses Noeuds de vie. Leur démarche est très différente mais ils se rejoignent dans l’Univers.

Et Zelda, dans tout ça, est évidemment inspiré de Tolkien, raconte son créateur Shigeru Miyamoto. Zelda, certes damoiselle en détresse dans la plupart des volets, a la particularité intéressante d’avoir été prénommée d’après la romancière américaine Zelda Fitzgerald. Oui, celle qu’on a enfermée dans une clinique psychiatrique avec interdiction d’accès à tout papier ou crayon, pour qu’elle se suicide finalement. Je l’ai citée quelques fois dans ces pages.

Deux questions : quel est le pourcentage de joueurs, ou même de fans, qui sont au courant de ces sources** ? Et l’autre, plus intéressante : si jamais, une fois mon livre terminé, je me mets à jouer au dernier Zelda, est-ce que ça va faire un trou de six mois dans mes recherches ?

*Lorsque vous faites une recherche systématique de « extrêm » et que ça vous envoie 29 occurrences, qu’il faut donc les remplacer une par une par des synonymes ou tournures différentes, que les synonymes en question ont une occurrence de 14…

**Je trouve ça fascinant, les chemins que peuvent prendre les différentes influences culturelles pour atterrir dans les recoins les plus inattendus. Je me demande aussi quel est le niveau intellectuel et culturel des gamers en général.

Son : L’Orchestra Cinematique, The Legend of Zelda – Main Theme – Epic Version, in The Legend of Zelda: Epic Collection, 2021

The Tortured Poets Department

Pour faire semblant d’être moderne, et puisqu’elle est pennsylvanienne, j’écoute le nouvel album de Taylor Swift. Musicalement, même si c’est agréable, dans une certaine retenue et bien fait, on a un peu l’impression qu’on a écouté toutes ses chansons quand on en a écouté deux. Par contre, on a beau la fustiger parce qu’elle est devenue un phénomène mondial, on ne peut pas nier le viscéral et la poésie dans son texte.

You left your typewriter at my apartment
Straight from the tortured poets department
I think some things I never say
Like, « Who uses typewriters anyway? »
But you’re in self-sabotage mode
Throwing spikes down on the road
But I’ve seen this episode and still loved the show
Who else decodes you?
[…]

I laughed in your face and said
« You’re not Dylan Thomas, I’m not Patti Smith
This ain’t the Chelsea Hotel, we’rе modern idiots »

— Taylor Swift, The Tortured Poets Department, 2024

Chaque chanson est comme une petite nouvelle, et en quelques vers elle réussit à vous propulser dans le parfum entêtant de la scène et dans une émotion qui colle et qui racle. Il n’est question que de relations folles et impossibles, d’histoires avortées et tristes, et c’est beau. Je crois même que je suis envieuse – j’aurais aimé pouvoir les écrire, les lignes de cette chanson-là, pour l’usage des mots désuets et la diction qu’ils permettent, et si c’est issu d’un vécu… qui jamais laissera une machine à écrire chez moi, et à qui pourrais-je jamais dire : « You’re not Dylan Thomas, I’m not Patti Smith / This ain’t the Chelsea Hotel, we’rе modern idiots, » c’est juste magnifique.

Séduite aussi par le rythme punchy électro de I Can Do It With A Broken Heart, et le récit de la façade à afficher pour donner le change. Je crois que c’est probablement là que l’on peut mesurer sa force : quand on sait taire toute la merde et faire ce qu’il faut faire avec le sourire. Et l’un des story-tellings les plus touchants, c’est le moment où l’on dévoile l’arrière-scène, quand, après avoir justement brillé sans se morceler un seul instant, on confie au détour d’une chanson intimiste, avec dérision, qu’on en a chié jusqu’au sang.

Je salue qu’à de tels sommets, quand on fait la pluie et le beau temps politique et économique, avec une telle pression de réussite, les regards l’attendant au tournant, qu’on réussisse à sortir quelque chose d’aussi réel, qu’elle ait su garder sa saveur.

Pascale

Ai terminé au petit matin, à 4h30, cet étrange chapitre. Maintenant l’attente – de celui aux yeux bleus (mon éditeur) qui dira si oui ou non ce délire a sa place dans le livre. Je ne suis pas douée en attente, le manque de sommeil et l’anxiété m’alanguit, hérisse mon humeur.

Faire de la physique. Voilà ce qu’il faudrait. Devant la triste image qu’ont les gens de leadeuse organisée, inspirante et énergique, la seule réponse, finalement, plutôt que de m’en plaindre serait d’agir. Je n’ai pas envie d’être Jésus – mais respectée comme physicienne. Au demeurant, ils ont raison : il n’y a rien à respecter, puisque je ne calcule plus, ne code plus, et que, paraît-il, je ne comprends rien aux détails techniques de mon expérience.

Journée lente de Pâques toute consacrée aux garçons et à moi-même. Mes enfants sont formidables – je remarque qu’ils prennent soin de moi, de ma fatigue, de mon humeur changeante, ils boivent ce que je leur partage, et me fichent la paix. Ils ont tant de créativité en eux, à composer leur musique, écrire leur roman, à me dire : « Si je ne l’avais pas composé, mon morceau n’existerait pas, et je ne pourrais pas ressentir son émotion. C’est pour ça que je compose. » Je leur fais découvrir les dédales infinis de la bibliothèque universitaire, les rangées de livres à la Escher qui recèlent de trésors de la littérature française. Nous repartons avec Eluard, Verlaine, Duras et les essais de Gracq recommandés par J., dans un sac Monoprix qui me scie l’épaule.

Sur un banc, pendant que les garçons font des voltiges en trottinette, d’une traite je lis Le Vice-consul de Duras. Aspirée naturellement dans une continuité de langueur, oh le rythme chanté des phrases, chaque page comme un poème dur, et la triple couche d’ellipses sous la chaleur humide de Calcutta.

Hier soir, la dame kazakhe qui fait le ménage chez nous, nous avait invités à la pièce de Pâques de son église. Reconstitution de la Cène, trahison de Judas, crucifixion. C’est assez bien fait et j’écoute d’une oreille chaque apôtre conter son personnage, pendant que l’autre partie de mon cerveau songe à Feynman et aux ondes gravitationnelles. Le sermon final du prêtre, qui joue Judas, est hérissant (« Si vous sortez d’ici sans croire en Dieu, vous irez en enfer comme moi, Judas, et c’est horrible. »). Dans la voiture au retour, je fais mon propre sermon dégoulinant aux enfants, au son de Chopin par Martha Argerich.

« C’est vous qui décidez de ce que vous êtes, ce que vous faites, dans le flot des circonstances extérieures, malgré et grâce à la sérendipité de la vie, c’est à vous de construire ce qui vous semble juste. Vous déciderez si vous voulez croire en un dieu, si vous voulez être heureux, malheureux, de votre cheminement. Mais rien ne vous l’impose, c’est votre liberté. » Je doute qu’ils en comprennent grand chose, mais je leur dis tout de même, puisque je les ai bassinés avec Sartre et Beauvoir toute la semaine : « Je crois que ça ressemble à ça, l’existentialisme. »

À la fin de ce long week-end de quatre jours, douchés, nourris, chocolatés, nous sommes tous les trois très fatigués. Mais je crois très heureux.

Son : Frédéric Chopin, Prélude No. 6 in B Minor, in 24 Préludes, Op. 28, par Martha Argerich, 1986.

Leonardo da Vinci, Ultima Cena, 1494-1498, à l’église Santa Maria delle Grazie, Milano

La chambre des cartes

Ka. m’écrit : « Cet univers qui te hante, il existe. C’est toi seule qui le crée. Il ne dépend de personne d’autre. »

Au moment où je prends la plume et que je m’engouffre dans les ruines de Sagra, les lagunes de Maremma, que je m’emmène chez Gracq, hors du temps et de l’espace, dans le vide intersidéral de cavités Fabry-Pérot, je sais que oui, cet univers existe et qu’en cet instant, il ne dépend que de moi.

L’émergence était belle. Les petites perturbations initiales qui se muent en de véritables créations parallèles, puis entrent en résonance les unes avec les autres, cette façon dont la musique et les mots se sont répondus. Chacun a pris un bout de craie et a tracé ses songes dans un décor, sans aucun support matériel, et sans possibilité d’interaction dans une quelconque réalité. Comme si nous nous étions rejoints dans une théorie mathématique.

Si les théories mathématiques sont immuables, si la suspension s’étire, merveilleuse et angoissante dans le Rivage des Syrtes sans jamais se rompre, je n’oublie pas que cette fabulation est mienne, profondément unilatérale et solitaire.

Son : Steven Gutheinz, Atlas, in Atlas, 2018

Carte d’Asie centrale avec annotations manuscrites de Jules Verne, 19ème siècle. Empruntée à la BnF, qui en illustre un propos de Julien Gracq.

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J’ai bouffé des polys d’interférométrie, de nombreuses planches d’instrumentation, retracé les calculs de h, le terme de perturbation de la métrique de Minkowski. Les dernières semaines, Princeton, l’IAS, Chapel Hill, des univers sans mots, et un re-plongeon si perturbant, merveilleux et éthéré dans le Rivage des Syrtes, une bande son soigneusement sélectionnée. Je me suis dit : « Tout est prêt, maintenant il faut écrire. »

Ce vertige.

Coalescence d’étoiles à neutrons et les perturbations associées de l’espace-temps, sous forme d’ondes gravitationnelles.